Abris artificiels

Abris artificiels

 

Qu'est ce que c'est?


On appelle "abri artificiel" tout élément naturel ou non disposé par l'Homme dans le but de favoriser la présence de l'herpétofaune.
Ces abris desservent des études, suivis ou inventaires mais servent aussi dans le cadre de mesures compensatoires (exemple du Timon lepidus).

Les abris les plus fréquement utilisés sont les plaques à reptiles. Ces abris servent en général à des inventaires et des suivis car ils permettent une forte détection des espèces de reptiles. 
Les plaques existent en différents matériaux (bois, fibrociment, caoutchouc...) et ont un rôle de régulateur thermique important car ils captent plus ou moins la chaleur du soleil (cela dépend du matériau utilisé) et la diffusent aux animaux qui se trouvent en dessous.

Une étude a été menée par Eric GRAITSON et Guy NAULLEAU à propos de ces plaques abris, elle est consultable dans le bulletin 115 de la Société Herpétologique de France ici

  • Plaques de caoutchouc

Ces plaques sont généralement sombres, elles absorbent beaucoup de chaleur et elles sont donc relativement bien fréquentées par l'herpétofaune. Les espèces les plus fréquentes sous ce type de plaque sont la Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) et l'Orvet fragile (Anguis fragilis).
Néanmois, de par leur forte absorption calorifique, ces plaques sont inutilisables lors de fortes chaleurs car trop chaudes. De plus, ce matériau est en général épais, il faut donc bien veiller à laisser un espace suffisant entre le sol et la plaque pour que l'herpétofaune puisse circuler.

  • Plaques de taule ondulée

Ces plaques absorbent également beaucoup de chaleur et sont donc très fréquentées par l'herpétofaune. De plus, la configuration ondulée permet à l'herpétofaune de circuler sans soucis entre la plaque et l'extérieur. Malheureusement, comme pour les plaques de caoutchouc, ces dernières sont trop chaudes lors des fortes chaleurs, les reptiles ne les utilisent donc pas.
Ces plaques semblent être appréciées par la majorité des espèces de reptiles et par quelques amphibiens, cependant, notons que les espèces inféodées aux milieux frais s'y aventurent rarement.

  • Plaques de bois

Si la plaque en bois absorbe moins bien la chaleur que les deux plaques précédentes, elle la diffuse plus longtemps et de manière moins intense. Il s'agit donc d'un atout majeur lorsque cet outil est relevé en période chaude.
De plus, l'humidité que le bois accumule est favorable aux amphibiens en général et aux reptiles de milieux frais et humides (Orvet fragile, Lézard vivipare, Vipère péliade) qui s'aventurent rarement sous les plaques citées précédement.

  • Plaques de fibrociment

Comme la plaque de taule ondulée, cette dernière possède une configuration favorisant les flux entre la plaque et le milieu extérieur. En revanche, la plaque de fibrociment possède généralement une mauvaise diffusion calorifique, ce qui explique que ce genre de plaques soit peu utilisé pour la thermorégulation mais plutot comme un véritable abri.

  • Autres types de plaques

Tous les matériaux susceptibles de diffuser la chaleur du soleil ou suffisament bien conçus pour servir de gîte peuvent être considérés comme des "plaques". On nottera par exemple le paillasson, très apprécié de l'Orvet fragile (Anguis fragilis).
 
 
 Plaque de fibrociment Plaque en caoutchouc


En second lieu, on distingue les abris créés volontairement par l'Homme.
Les gîtes artificiels pour le Lézard ocellé (Timon lepidus) sur l'Île d'Oléron en sont de bons exemples. Pour pallier à la disparition des gîtes naturels (terriers de lapins), l'ONF a créé un système ingénieux avec des boites en bois faisant office de gîte souterrain auxquelles sont reliées des tubes circulaires faisant office de tunnels. Ces gîtes artificiels ont été rapidement adoptés.

Une explication plus détaillée est consultable dans le Plan National d'Action en faveur du Lézard ocellé (cliquer pour voir le document).

Lézard ocellé

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